21.09.2008
Temps mort
Juste un temps pour souffler le vague à l’âme, puis plonger un peu plus encore, parce que la houle revient toujours plus fort.
Juste un temps pour sortir du jeu puis se heurter au je.
Juste un temps pour se souffler une réponse, puis s’asphyxier avec mille autres questions.
Juste un temps pour respirer, puis réaliser un peu plus encore le temps qui se meurt.
Souffler n’est vraiment pas jouer...
22:01 Ecrit par Chronos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.09.2008
Encore un peu de temps
Je t'aime !
Je suis arrivé à le lui dire
Pour combien de temps ? m'a répondu une petite voix...
J'ai oublié... donne-moi encore un peu de temps
11:58 Ecrit par Chronos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.09.2008
Au commencement était le verbe

OUBLIER transitif 1er groupe (conjugaison)
- Perdre le souvenir de quelque chose.
- Je savais tout cela par cœur, je l’ai oublié.
- Oublier sa leçon.
- Vous avez oublié de venir ce matin.
- J’avais oublié de vous dire telle chose.
- J’ai oublié qu’il devait venir me chercher.
- Vous avez oublié votre commission.
- N’oubliez pas que je vous attends. Absolument,
- Il oublie aussi vite qu’il apprend.
- Oublier l’heure, Laisser passer, par inattention, l’heure où l’on avait quelque chose à faire.
- J’avais un rendez-vous, j’ai oublié l’heure.
- Se faire oublier, Détourner l’attention de soi-même, faire que les autres ne pensent plus à ce que l’on a fait.
- Oublier qui l’on est, Se méconnaître ; Vouloir s’élever par orgueil au-dessus de sa condition.
- Vous oubliez qui vous êtes. On dit aussi
- Vous oubliez qui je suis, Vous n’avez pas pour moi le respect, les égards que vous me devez.
OUBLIER transitif
- Laisser quelque chose en quelque endroit, par inadvertance.
- Il a oublié ses gants, sa canne, son parapluie.
- Omettre, manquer à faire mention de quelque chose dans un écrit, dans un discours.
- Vous avez oublié le titre de ce livre dans votre catalogue.
- Vous avez oublié son nom sur votre liste.
- Négliger.
- .
- Oublier le soin de sa fortune.
- Je n’ai rien oublié pour le persuader.
- On n’a rien oublié de tout ce qui pouvait lui être utile ou agréable.
- Manquer à quelque obligation.
- Oublier ses devoirs.
- Oublier le respect, les égards qu’on doit à quelqu’un.
- Ne point conserver de reconnaissance.
- .
- Il a oublié tout ce que j’ai fait pour lui.
- Je n’oublierai jamais vos bienfaits.
- Je n’oublierai jamais ce que je vous dois.
- Ne point garder de ressentiment.
- Il faut vous réconcilier et oublier tout ce qui s’est passé.
- Oublier une injure, une offense.
- Prions Dieu d’oublier nos fautes.
- J’oublie le passé, mais ne recommencez pas.
- J’oublie ses torts et je lui pardonne.
- Il se dit souvent en parlant des Personnes et signifie Négliger quelqu’un, ne pas songer à lui, manquer à lui faire du bien dans une occasion qui se présente.
- Depuis qu’il a fait fortune, il oublie ses parents, ses amis.
- Il a des parents pauvres, qu’il oublie tout à fait.
- Comptez sur moi, je ne vous oublierai pas dans l’occasion.
- N’oublions pas les absents.
- Il se dit aussi par forme de reproche obligeant.
- Vous ne venez plus nous voir, vous nous oubliez.
S'OUBLIER transitif
- Manquer à ce qu’on doit aux autres ou à soi-même.
- .
- Se serait-il si fort oublié que de vous manquer de respect ?
- Vous êtes-vous oublié jusqu’à ce point ?
- Ce domestique s’est oublié au point de dire des injures à son maître.
- (Familier) Commettre une incongruité.
- Ne pas être occupé de soi-même, négliger ses intérêts.
-
- S’oublier pour penser aux autres.
- Dans la répartition des bénéfices, il ne s’est pas oublié.
- Exemple :
- C’est un homme qui soigne ses intérêts : il ne s’oublie jamais.
- Exemple appliqué : Je suis un Homme qui soigne ses intérêts : je ne m'oublie jamais.
- Autre exemple : Chronos, tu m'oublies, ok ?!
08:15 Ecrit par Chronos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.09.2008
Qu'est-ce que l'existence ?
Je ne suis ni dieu, ni maître
Mais tu ne peux m'ignorer
Je suis né avec l'espace
Et nous te tenons
Que tu perdes ta place ou ton temps, qu'importe !
Nous t'attendons, et tu le sais
La preuve...
11:47 Ecrit par Chronos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.09.2008
Tu n'existes pas
Chronos, je ne t’aime pas
Tout dieu que tu es, je ne veux pas de toi
Ni de ta pluie, ni de ton beau temps
Rien en moi n’est sage
Je n’ai rien à continuer, tu n’as rien à regarder
Et je perds le temps que je veux
La preuve…
12:49 Ecrit par Chronos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.09.2008
Temps suspendu
Tic-tac… Tic-tac… Tic-tac… Tic-tac… Tic-tac… Tic-tac… Tic-tac… Tic-tac… Le bruit de l'horloge arrêtée résonne dans la salle des pas vraisemblablement perdus.
L’homme, sans le savoir, raisonne dans l’antichambre d’un monde à venir. Sur le quai de la gare de Mumbai, s’agite une foule urgente remplie de douze millions d’humains à rebours.
S’il vous plait… s’il vous plait… S’il vous plait… S’il vous plait … S’il vous plait … S’il vous plait…
La vieille dame, main tendue, réclame sa part, à chacun des passagers de cet improbable voyage.
Distorsion du temps ? Le réel est peut-être là, aussi.
15:05 Ecrit par Chronos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.09.2008
le conte est bon

Le train 9275 en provenance de Madras
Initialement prévu à 21h 32
Est annoncé avec un retard de 14 heures
Sait-il seulement qu’on naît seul, qu’on vit seul, et qu’on meurt seul.
Je vais avoir tout le temps pour y réfléchir...
21:25 Ecrit par Chronos | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Au bout du conte

A Mumbai, le jour pouvait se recoucher. La petite marchande avait vu passer le train pour Madras.
11:40 Ecrit par Chronos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.09.2008
Au bout du compte

"A l'époque, je voyais les choses en grand. Toi, Chronos tu riais de ma naïveté. J'ai parcouru le monde à la recherche du bonheur. Je travaillais plus, pour voyager plus. En fait, je n'ai jamais aimé ça le travail. Pourtant, on me disait brillant, promis à une grande carrière. De l'argent j'en ai eu, en quantité. J'ai goûté à toutes les cuisines du monde. Mes voyages d'affaires me donnaient l'air dont je manquais chez moi. Les massages thaïlandais m'ont fait toucher de près le paradis. J'avoue. Oui j'avoue que seuls les massages m'ont donné envie de tout envoyer balader. Ma femme et son besoin de reconnaissance sociale, ce job où on vous presse le citron jusqu'à l'épuisement... Et tout le reste ! Me voilà, au bout du compte, rendu au même constat : tout se répète et le bonheur qui tarde à sourire. Même plus l'âge de séduire... J'ai peur. Oui, j'avoue encore. J'ai peur de vieillir trop vite et de regretter d'avoir fait fausse route. Mais comment peut-on savoir si on a trouvé sa route. Tout le monde vous presse. Impossible de se poser. Réfléchir à deux fois... A quoi ça sert tout ça ? Toi Chronos, tu dois bien avoir une petite idée. Non ? Oh ! je te connais farceur et tu auras le dernier mot quoi qu'il arrive. Mais là, dis-moi, je t'en prie, c'est sérieux, dis-moi ce que je vais devenir. Dis-moi ce que je dois faire pour pas rater ma vie. Avant qu'il ne soit trop tard... Je suis prêt à tout !"
09:20 Ecrit par Chronos | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
07.09.2008
Ça compte
Dans la salle des pas perdus, l’homme s’est retrouvé. Il y a mis le temps qu’il fallait…
J’ai arrêté l’horloge. L’homme m’a remercié.
Il n’y avait pas de quoi. Le monde a su tourner sans lui.
Le RÉEL, c’est aussi ça.
Et ça... ça compte.
18:10 Ecrit par Chronos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note